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Le livre du lundi - Days of Blood and Starlight

Le 24 novembre 2014, 09:48 dans Livres 0

Days of Blood and Starlight

La Marque des Anges, Tome 2 : Revenante

Laini Taylor

 

 

Second livre de la trilogie Daughter of Smoke and Bone où nous continuons de suivre Karou, belle adolescente aux cheveux bleu qui tente de survivre entre le monde des humains et celui des anges et des chimères.

 

Comme vous le savez, j'ai adoré le premier tome. Vraiment, vraiment. Alors c'est avec d'amers regrets que je vous avoue que ce deuxième m'a beaucoup déçue.

 

Plus de Prague, plus de vœux, plus de portes mystérieuses, en fait plus rien du tout. Il ne se passe vraiment pas grand chose entre ces 520 pages et étant fan de Jane Austen, je pèse mes mots. Je ne suis pas de ceux qui ont besoin d'action physique, de voyages lointains, de combats héroïques pour apprécier un livre. Pour moi, on peut tout aussi bien former une belle intrigue, passionnante et prenante autour de l'évolution d'état d'esprit d'un personnage. Mais ici, non seulement les personnages ne font que se plaindre de leur situation sans rien faire mais en plus il n'y a aucune évolution en eux, aucune grande révélation, aucun changement de cap, de grande décision. Les deux personnages principaux subissent leur état pendant les trois premiers quarts du livre et je trouve ça très dommage. Les seules tentatives de l'auteure pour donner un peu de profondeur aux personnages tombent souvent à l'eau. Notamment celle d'instaurer le doute à propos d'un personnage en particulier : il était méchant mais il n'est plus si méchant, est-ce qu'on lui fait confiance ? Personnellement je n'ai jamais était dupe et la fin était, du coup, hyper prévisible.

 

En fait, je pense que je n'aime pas la direction que le récit a pris. On partait d'un univers riches, mystérieux, ambiguë, d'amnésie et de vœux, tout était possible ! Et on se retrouve dans une guerre entre deux races dans un monde pas si mystérieux que ça, ce qui peut être un thème très fort mais qui, ici, ressemble à beaucoup de choses déjà vu. Et en plus de ça, Taylor utilise des procédés un peu grossiers dans sa narration et ça, en plus d'être déjà déçue, ça m'a mise en colère :

-La technique du Gros événement choquant-horrible-oh-mon-dieu : On n'a pas besoin de survivre à une tentative de viol pour être une héroïne intéressante ! On n'utilise pas un événement aussi fort et dérangeant à la légère ou par facilité, juste parce qu'on ne savait pas quoi écrire pour faire avancer son histoire. Ce choix ne trouve pas vraiment de justification à la fin du tome. Pourquoi à ce moment là ? Pourquoi comme ça ?

-La technique de Diversion : Comme ses personnages principaux étaient coincés, Taylor s'est cru obligée d'étoffer la relation des personnages secondaires qui sont en couple. Alors ? Que faire, que faire ? Ils ont 17 ans, ils se connaissent depuis six mois... hey, et si on parlait mariage ? -_-'

-Et enfin, la technique du Cliffhanger de série TV : il ne se passe rien pendant 80% du livre et paf ! on bouscule tout à la fin pour donner envie de lire la suite.

 

Ce qui fonctionne, je lirai le troisième tome. Mais il a intérêt à justifier tous ces choix et à valoir le coup !

 

 

Marion

Lundi 24 novembre 2014

(Dans un mois c'est le Réveillon de Noël !!!! ça me rend super méga extra happy!!)

 

 

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Le livre du lundi

Le 20 octobre 2014, 18:30 dans Livres 0

 

Daughter of Smoke and Bone

La Marque des Anges, tome 1: fille des chimères (mais pourquoi tant de haine, chers éditeurs?)

de Laini Taylor

 

 

        Karou a dix-sept ans, vit à Prague et fréquente une école d'art plastique réputée. Elle a aussi les cheveux bleus, des tatouages un peu partout et part souvent en mission aux quatre coins du monde pour le compte de Brimstone, son « père » adoptif aux cornes de bélier .


 

           Je suis complètement conquise par cet univers ! Rappelant parfois celui de Guillermo Del Toro, il est riche et surprenant, il est complet et cohérent, j'ai adoré découvrir le monde de Laini Taylor ! C'est aussi un univers assez sombre et violent, complexe, dans lequel Karou, orpheline et unique, s'adapte et tente de se trouver malgré tous les mystères qui l'entourent.

Ce personnage principal est très attachant, c'est une jeune fille forte mais qui ne sait pas qui elle est. Elle arrive à nous communiquer sa détresse et sa solitude sans s'apitoyer sur son sort, jamais. Drôle, indépendante et badass mais aussi vulnérable, je l'adore ! (et je veux ses cheveux!)


 

Si la plume de l'auteure est parfois répétitive (on a compris, Prague est « fantomatique ») elle reste efficace surtout grâce à son l'humour et à la diversité et la profondeur des personnages.

On peut aussi distinguée deux temps dans ce tome et si le premier nous fait découvrir un monde absolument fantastique et nous fait tourner les pages à toute vitesse, le second ralenti le rythme avec ses flashbacks et ses explications plus denses. Ce n'est pas forcément désagréable, d'autant plus que cette partie installe le contexte politico-mythique de toute la série, ce qui est important. Et je dois avouer que maintenant que le décors est planté, je n'ai qu'une envie : lire la suite!!

 

 

Marion

Lundi 20 octobre 2014

 

 

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Livre du lundi #10 - Anna and the French Kiss

Le 25 août 2014, 06:00 dans Livres 0

Anna and the French Kiss

de Stephanie Perkins

 

 

Anna, fan de cinéma et critique en herbe, est envoyée à Paris pour sa dernière année de lycée. Loin d'Atlanta, de sa famille et de sa meilleure amie elle est certaine de passer les pires moments de sa vie. Puis elle rencontre Etienne St Clair.

 

Je pensais ne pas aimer Anna and the Frenck Kiss parce que je suis française, que j'ai étudié le cinéma à Paris et que, soyons honnête, je suis un peu snob. Je m'attendais à apprécier l'histoire d'amour et cracher sur les clichés de la vie parisienne idéalisée par une américaine de dix-huit ans, et bien ça a été tout le contraire.

Ne vous méprenez pas, des clichés, il y en a. Des bien gros et bien lourds. Mais vivant au Japon, j'ai appris à accepter le cliché, à embrasser le cliché parce que même si vous expliquez trente-cinq fois que la France ce n'est pas que Paris, ce n'est pas que les macarons, ce n'est pas que Chanel, s'ils ne veulent pas vous entendre, ils ne vous entendrons pas. Alors pourquoi pas ? Le fromage, la baguette, les caniches ! Paris, la Ville lumière, la Ville de l'amour (les gens qui ont inventé ça n'ont jamais pris le métro!) alors j'attendais la romance ! Mais j'ai été déçue.

Premièrement parce que je ne me suis pas attachée à Anna. Peut-être parce qu'il y a tellement de descriptions du parfait Etienne qu'on en oublie à quoi elleressemble, aussi bien physiquement que du point de vu de la personnalité. Et si cette manière de conduire son personnage principal fonctionne parfois, ici, ça ne prend pas. On se demande ce qu'Etienne lui trouve en fin de compte.

Et puis parce que j'aimais bien leur amitié et que j'ai trouvé que leur amour démarrait mal et se prenait parfois les pieds dans de faux problèmes juste histoire de faire durer l'histoire encore quelques chapitres. Du coup je n'étais pas en mode « Ouais Anna ! Vas-y Anna ! » lors du développement de leur relation. En comparaison, j'étais une vraie pompom girl pour Eleanor et Park! Donnez moi un E, donnez moi un P, whouuuuu ! Mais là, moins.

Remarquez, ce n'est pas pour autant que je ne suis pas curieuse de découvrir Lola et Isla, les deux autres tomes de la trilogie. J'espère juste qu'ils seront mieux.

 

 

 

Marion

Lundi 25 août 2014

 

 

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